La démocratie Cubaine est en deuil. Le fils du Che est mort, vive le che !
Ainsi Chevènement s'est retiré du débat politique ; en somme, il s'est retiré de la vie, sa vie de politique, de débateur.
Au début de l'automne, alors que les fleurs et les arbres perdaient de leur couleurs, alors que les réductions sur les pots de danettes parfum caramel se faisaient plus rare, le che était sorti de son hibernation pour retrouver de ses couleurs. Comme ses idées, il revenait cycliquement et de manière inverse au cours du temps.
Malgré la grandeur de son âge, son engagement était déjà taché d'une tumeur : il ne voulait plus peser pour la France mais pour le PS. Le cancer fut vite arrivée à son terme, l'infirmière Ségolène, nue sous sa blouse et se touchant les seins, vint à point pour lui retirer sa tumeur, lui retirer sa grandeur.
Créditée de 1% des voix, il aurait sêrement progressée vers 3-4% mais les signatures, la crainte de payer en totalité sa campagne et l'opportunité de se retirer, l'a persuadé.
Pouvait-il en être autrement ? Après l'annonce de sa candidature, il avait déjà signalé que si Le pen au Printemps étaient trop haut, il se retirerait. C'était prévisible, comme un 5 en math.
La polémique de négocier des députations pour son mouvement circulaient déjà comme le tocsin glorieux de sa campagne. L'ordre moral, les camps pour sauvageons, la révolution (féminine pour l'une, européenne pour l’autre), rapprochent l'ancien comateux à la première dame d'Hollande.
Il n'y a pas de rapprochement idéologique entre Ségolène et Chevènement. C'est un rapprochement stratégique pour l'une, en rassemblant le camp de la gauche et laissant l'ext-gauche se diviser. Tactique pour l'autre. Car, en se retirant, le che n'est plus candidat. Mais il sera ministre.
Alors que Chevènement critique ce pouvoir de l'image pour un pouvoir imaginaire confisqué par Bruxelles, il se laisse séduire par les sirènes de l'imagerie royaliste. Décidemment, il n'est pas Ulysse. Son mouvement tangue sur les flots et n'a jamais trouvée son port, son influence. Alors que le cyclone de mai 2005 pouvait porter ses idées, il s'est laissé débordé, en oubliant de s'apparenter certains thèmes qui auraient pu le conduire à l'Elysée : la numismatique, la fin des carottes râpés, la réouverture des maisons closes, la mutilation de Diam's...
Déjà, Chevènement annonce que le temps venu, son mouvement rejoindra le PS et retrouvera son port d'origine.
Malheureusement pour les socialistes, après 15 ans d'exil marin, les émigrés chevènementistes n'ont rien oubliés, ni appris du passé. A l'évidence, une gauchisation du PS sera à prévoir mais ça, c'est pour le mouvement neutre, une neutre affaire.
Anciens sympathisants de Chevènement, rejoignez-nous : ensemble, la victoire est possible !
Remercions notre militant Razkan pour ce texte engagé

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