Le Blog de Raymond Bounaffou
Député de l'Assemblée Nationale

Législatives 2007 : Le Mouvement Neutre répond présent !
Raymond Bounaffou
32, rue du poulpe numismate
92100 Boulogne-Billancourt
Dieu
DTC
Objet : confession intime
Monsieur,
Si je vous écris cette lettre, c'est pour m'excuser au nom de la morale chrétienne, vous, le tout-puissant, plus fort que les sondages IPSOS et les Frosties de Kellogg's. Oh, mamy, oh, mamy j'ai le blues : l'officialisation de la rupture entre François Hollande et Ségolène Royal a agit comme un détonateur dans mon cerveau, d'ordinaire plutôt neutre. Je ne peux me taire plus longtemps : le mensonge a ses limites, même en politique. Mon père, j'ai pécho.
1980. La belle sortait avec Laurent Fabius, dont la réputation naissante le rendait irrésistible auprès des sexes de tout poil, homme ou femme. Le bougre appréciait la compagnie de la jeunette Royal. Sa dentition était encore naturelle et ses cheveux tirés en arrière. J'avais flashé sur sa robe à fleurs au cours d'un débat sur la nationalisation de la Mer du Nord organisé par l'amicale des puceaux de l'ENA, sans vraiment oser lui parler : à l'époque, je pensais naïvement pouvoir séduire par ma simple prestance. Mais elle n'était pas comme les autres, Ségolène, pas comme ces petites suceuses de bites ces bourgeoises faussement prudes dissimulant leur érotisme malveillant derrière des tailleurs Givenchy. Non, Ségolène avait de l'allure. Un visage encore ingrat, mais beaucoup de charme. Une bouche à pipe façon bien à elle de vous faire comprendre qu'elle tenait à vous.
Pour financer ses études, elle vendait des croissants dans le VIème arrondissement, sous l'immeuble de son oncle, PDG de Groupama
Le binôme Fabius/Royal se tenait par la main, Ségolène, 27 ans à peine, était toujours vierge et refusait de céder aux caprices de son roquet ; on le sentait vindicatif, le Fabius ! Si Ségolène organisait, déjà, ces démocraties participatives - sous la forme de surprise-party en short -, elle dédaignait passer à l'offensive. Je me sentais capable d'être son gourou sexuel.
Mon père, je traînais alors avec François Hollande, rencontré lors d'un séminaire sur "la nécessité d'avoir de l'humour pour coucher quand on est moche", et nous chantions, ivres, du Alain Barrière en montant sur elles lors d'émouvantes manifestations où nous montrions nos sexes aux croupes incendiaires des gauchistes à postérieurs avenants criardes et gueulantes sans qu'elles ne s'en aperçoivent. François était un maître dans ce jeu-là. Furtivité et rapidité étaient les deux mamelles testicules de notre action.
Un jour, par erreur, j'effleurai Laurent Fabius. Ségolène, qui l'accompagnait, croisa ses yeux entre les miens. François en est rapidement tombé amoureux, lui aussi : mon humour n'était pas encore aussi aiguisé que le sien, ma seule chance était la vitesse, l'arrogance, le charme. Ou bien le viol, plaisantait-il, conscient de sa supériorité.
C'est finalement cette solution-là que j'ai choisie.
Enfin, à ma décharge, mon père, ce n'était pas exactement un viol. Je m'étais sculpé dans de la barbe à papa le visage de Laurent Fabius. Eméchée, Ségolène s'est laissée prendre au piège comme un lapin de garenne. Cette minute 37 de bonheur, je l'expie en me confessant à vous, seigneur qui n'existe pas.On ne s'est pas vraiment reparlé depuis : dérobant sa virginité convoitée par Fabius, elle rompit immédiatement avec lui, outrée. Chez les Royal, ses choses-là étaient aussi sacrées que la messe de minuit et la coiffure de Danielle Gilbert.
J'avais eu ce que je voulais, charognard, et passait la main à Hollande. Mais, en troublant l'ordre des choses, en ordonnant la rupture du couple Royal-Fabius, j'ai introduit la dame du poitou dans l'hémisphère Hollande et changé la face de la France. Je m'en excuse et reprends des beignets.
Bien à vous, imposteur, et qu'Eric des Musclés me pardonne.
Numismatement vôtre.

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